«Mieux on connaît notre forêt, plus on est en mesure de l’apprécier et de la protéger»

Par REPÈRES GRICS |

Le Comité sectoriel de main-d'oeuvre en aménagement forestier (CSMOAF) est un organisme de concertation dont la mission est de concevoir et de faciliter la réalisation des stratégies de développement et de mise en valeur de la main-d'oeuvre de l'industrie québécoise de l'aménagement forestier.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le secteur de l’aménagement forestier au Québec regroupe des milliers de travailleurs qui ont choisi de faire de la forêt leur mode de vie. Malgré le travail considérable de ces gens passionnés par la nature et les grands espaces, certains mythes sur le travail en forêt persistent encore aujourd’hui.

 

En tant que membre du collectif pour une forêt durable, le Comité sectoriel de main-d’œuvre en aménagement forestier (CSMOAF) souhaite démystifier avec vous quelques faits et vous inviter à visiter le site uneforetdepossibilités.com, où vous trouverez une foule de renseignements pertinents pour mieux comprendre ce secteur d’activité et vous donner l’envie d’en apprendre plus sur ses métiers. Vous pouvez également poursuivre votre exploration en consultant REPÈRES qui fournit des informations détaillées sur ces professions.  

 

Mythe 1 : Depuis la crise forestière, il a peu d’emplois de disponibles au Québec en foresterie.

FAUX

Il est vrai que la crise vécue par le secteur en 2005 a engendré un nombre très important de fermetures d’entreprises et de pertes d’emplois. Toutefois, le secteur de l’aménagement forestier actuel, avec ses 12 312 travailleurs et ses 4 925 entreprises, joue toujours un rôle déterminant dans le marché québécois des produits forestiers puisqu’il en est le premier maillon. Ce maillon a un impact direct sur la santé économique de toute la chaîne de valeur qu’est l’industrie forestière, puisque ses activités contribuent notamment à approvisionner les usines de transformation du bois.

Pour avoir accès à ce matériau écologique, la présence de travailleurs qualifiés et compétents en forêt est essentielle.

On compte 7 métiers en aménagement forestier qui exigent différents niveaux de scolaritéIls regroupent une foule de tâches qui se diversifient au rythme des saisons et des conditions climatiques. En moyenne, la saison de travail varie entre 4 et 10 mois par année. Mais attention! Une saison de travail plus courte ne signifie pas moins de travail : en 2015, les travailleurs saisonniers ont travaillé 2 056 heures, par rapport à 1 642 heures pour l’ensemble des industries du Québec. Il s’agit simplement d’un horaire de travail différent, avec des quarts de travail variables, qui amène à effectuer un plus grand nombre d’heures sur une plus courte période. De plus, selon une étude réalisée par le CSMOAF en 2014, l’un des principaux facteurs de rétention des travailleurs forestiers est l’amour du travail en forêt, l’autonomie et la liberté que leur procure leur emploi.

Plusieurs entreprises forestières québécoises font présentement face à de nombreux départs à la retraite et à un manque flagrant de relèveChacune d’elles est responsable de l’embauche de son personnel.

 

Mythe 2: Le Québec, comme plusieurs autres pays dans le monde, vit avec un problème de déforestation.

FAUX.

Il n’y a pas de déforestation en forêt publique au Québec. Cela va à l’encontre du régime forestier québécois qui met de l’avant l’aménagement durable. Il ne faut pas confondre la récolte de bois en forêt publique et la déforestation puisque, dans le cas de la récolte, toutes les superficies qui font l’objet de coupes doivent obligatoirement être régénérées et doivent conserver leur vocation forestièreAu Québec, la déforestation se retrouve en milieu urbain, où les boisés forestiers sont transformés en développements domiciliaires ou en parcs industriels. La forêt n’y repoussera pas.

Les gestionnaires forestiers planifient la nouvelle forêt à venir longtemps avant que le premier arbre ne soit coupé. L’aménagement forestier doit permettre de récolter un volume constant de bois, à perpétuité, sans diminuer la capacité de production du milieu forestier. De plus, tout doit se faire en protégeant l’ensemble des ressources du milieu forestier (la faune, les cours d’eau, les milieux fragiles, etc.) et il doit être compatible avec les autres activités qui s’exercent sur le territoire (camping, villégiature, chasse et pêche, etc.). Ce sont les principes fondamentaux de l’aménagement durable. 

 

Mythe 3: L’industrie forestière nuit à l’environnement et à la lutte contre les changements climatiques.

FAUX

Il existe plusieurs bénéfices environnementaux à aménager la forêt et à récolter les arbres afin d’utiliser le bois comme matériau. Grâce à la photosynthèse, durant leur période de croissance, les arbres absorbent le dioxyde de carbone (CO2) de l’atmosphère, emmagasinent le carbone (C) et libèrent l’oxygène (O2), ce qui purifie l’air. Chaque 1m3 de forêt en croissance absorbe 1 tonne de CO2. Même si nos forêts semblent éternelles, chaque arbre a une durée de vie définie. À la fin de sa vie, tout arbre meurt et se décompose. Il libère alors dans l’atmosphère tout le carbone emmagasiné durant sa vie. Mais il peut en être autrement. 

 

En respectant les principes de l’aménagement durable, la récolte d’arbres ayant atteint leur pleine maturité permet de rajeunir la forêt et contribue à l’utilisation du bois. Les arbres transformés en produits du bois génèrent des gains importants pour l’environnement, car ils continuent de séquestrer le carbone, principal composant des gaz à effets de serre (GES). On estime que l’utilisation de 1 m3 de bois de construction permet de retirer 0,9 tonne de CO2 de l’atmosphère.

 

Le bois est un matériau écologique, issu d’une ressource naturelle renouvelable aisément recyclable. Les produits en bois peuvent être récupérés, réutilisés ou se voir attribuer de nouveaux usageset ce, sans nécessairement avoir à être transformés à nouveau. En moyenne, 84 % du bois de démolition traité par les centres de tri est recyclé. Tous les résidus de bois en fin de vie peuvent servir de biocombustible pour produire de la vapeur et de l’électricité, et tous les papiers et cartons récupérés peuvent être recyclés de 5 à 7 fois. 

Pour connaître les métiers et les programmes scolaires du secteur de l’aménagement forestier au Québec, visitez le http://csmoaf.com/page_metiers/ et www.reperes.qc.ca

 

Pour vous aider à repérer les employeurs potentiels, voici quelques suggestions de sites pertinents :

  • Association des entrepreneurs en travaux sylvicoles du Québec (AETSQ)

 

  • Regroupement des sociétés d’aménagement forestier du Québec (RESAM)

 

  • Fédération québécoise des coopératives forestières (FQCF)

  • Ordre des ingénieurs forestiers du Québec (OIFQ)